La compagnie "La Marguerite" avec son nouveau spectacle "Nous voulons des voiliers" m'a à nouveau bouleversée... à l'image de ce moment de bonheur qu'ils offrent, les comédiens sont de vrais de vrais utopistes... humanistes...
Cinq compagnons de "galère" vont passer
une dernière soirée ensemble... ils partagent un squat... ils vont être
expulsés...
Alors, loin des simulacres d'équipe qui dévorent les
personnalités, loin des eaux stagnantes ou l'on oublie les passions pour les
occupations, il vont hisser les voiles de l'imaginaire pour s'offrir le temps
d'un rêve un monde meilleur.
Un monde où le ciment des hommes n'est pas un
concours mais une flamme commune.
Au début, la colère... urgent de boire des rasades
de soleil levant... Au milieu un baiser, le premier d'une longue série... A la
fin, l'espoir... Et puis, tout le Bazar qui fait la vie.
Il vont prendre soin les uns des autres. Protester
contre l'indifférence. Réclamer leur droit à la dignité et au bonheur. Se
donner de l'amour encore et toujours, car non, décidement ce n'est pas un sentiment
surestimé.
Croire que l'on peut encore changer ce monde absurde
et déraisonable et les hommes... même si c'est utopique... surtout si c'est
utopique... Cette utopie qui leur donne cette force d'avancer... parce que oui,
ça sert à ça l'utopie... ça sert à avancer...






